Dans un projet d’aménagement de bureaux, les exigences de sécurité incendie peuvent imposer de compartimenter certains espaces. Mais créer une séparation ne signifie pas nécessairement renoncer à la lumière naturelle, à la transparence ou à la continuité visuelle recherchées dans les environnements de travail.
La cloison coupe-feu vitrée permet de répondre à ces deux enjeux : assurer une fonction de compartimentage et de résistance au feu tout en conservant les qualités architecturales du verre. Elle peut ainsi trouver sa place dans les circulations, les espaces de travail, les salles de réunion ou certaines zones nécessitant une protection spécifique.
Son choix ne repose toutefois pas uniquement sur des critères esthétiques. Performance au feu, configuration, réglementation et conditions de pose doivent être étudiées en fonction des contraintes propres à chaque projet.
- Une fonction de sécurité incendie : la cloison coupe-feu vitrée permet de compartimenter certains espaces tout en conservant transparence et lumière naturelle.
- Des performances à adapter au projet : EI30, EI60 ou EI120 correspondent à différentes durées de résistance au feu selon les critères exigés.
- Un système complet à considérer : la performance ne dépend pas du vitrage seul, mais de l’ensemble composé du verre, des profils, joints, fixations et éventuelles portes.
- Technique et architecture doivent être étudiées ensemble : le bon système est celui qui répond aux exigences réglementaires du projet tout en s’intégrant à l’aménagement des bureaux.
Qu’est-ce qu’une cloison coupe-feu vitrée ?
Une cloison coupe-feu vitrée est un élément de séparation conçu pour limiter la propagation d’un incendie entre différents espaces, tout en conservant la transparence du verre. Elle permet ainsi de répondre à des exigences de sécurité incendie sans créer les ruptures visuelles propres aux cloisons opaques.
Contrairement à une cloison vitrée classique, elle doit présenter une performance de résistance au feu déterminée en fonction des exigences du projet. Cette performance ne dépend pas uniquement du vitrage : la cloison doit être considérée comme un système complet associant le verre, les profils ou châssis, les joints, les fixations et, le cas échéant, les portes intégrées.
Dans les bureaux, ce type de cloisonnement permet notamment de compartimenter certains espaces tout en préservant la circulation de la lumière naturelle et la continuité visuelle. Son intégration doit donc répondre à la fois aux contraintes techniques et réglementaires du bâtiment et aux choix architecturaux du projet.
Pourquoi utiliser des cloisons coupe-feu vitrées dans des bureaux ?
Dans un projet d’aménagement de bureaux, le compartimentage doit parfois répondre à des exigences de sécurité incendie tout en s’intégrant au parti pris architectural. La cloison coupe-feu vitrée permet de concilier ces deux dimensions sans créer systématiquement de séparation opaque entre les espaces.
Conserver la lumière naturelle et la transparence
Le vitrage permet à la lumière de circuler entre les différents espaces et contribue à préserver les perspectives. Cet avantage est particulièrement intéressant dans les bureaux où l’aménagement cherche à favoriser des espaces lumineux et ouverts, y compris lorsque certaines zones doivent être compartimentées.
Compartimenter sans fermer visuellement les espaces
Une cloison coupe-feu vitrée peut permettre de séparer des circulations, salles de réunion, espaces de travail ou zones communes tout en maintenant une continuité visuelle. Elle offre ainsi davantage de possibilités pour intégrer les contraintes de sécurité incendie à la conception des espaces.
Concilier exigences techniques et parti pris architectural
L’intérêt de cette solution réside enfin dans sa capacité à répondre à une contrainte technique sans nécessairement compromettre l’esthétique du projet. Dimensions des vitrages, profils, portes intégrées ou finitions peuvent être étudiés dans le cadre de la conception globale des bureaux, en tenant compte des performances de résistance au feu requises.
EI30, EI60, EI120 : comprendre les performances de résistance au feu
Les performances d’une cloison coupe-feu vitrée sont exprimées à l’aide d’un classement associant des lettres à une durée en minutes. En France, l’utilisation de ces classements dans la réglementation de sécurité incendie est notamment encadrée par l’arrêté du 22 mars 2026 relatif aux performances de résistance au feu des produits, éléments de construction et d’ouvrages.
Deux critères sont particulièrement importants :
- E – Étanchéité au feu : capacité de l’élément à empêcher le passage des flammes et des gaz chauds.
- I – Isolation thermique : capacité à limiter la transmission de la chaleur vers le côté non exposé au feu.
- W – Rayonnement : capacité de l’élément à limiter le rayonnement thermique transmis du côté non exposé au feu.
Pour répondre à une exigence « coupe-feu », la réglementation prévoit que le classement comporte les critères E et I – auxquels s’ajoute notamment R lorsqu’une fonction portante est concernée – et que la durée de performance soit au moins égale à celle exigée.
Un classement EI30 correspond ainsi à une performance de 30 minutes pour les critères E et I. Sur le même principe, EI60 correspond à 60 minutes et EI120 à 120 minutes. Les classifications applicables aux cloisons non porteuses comprennent notamment les classes E, EI et EW.
Un classement EW signifie que l’élément assure l’étanchéité au feu (E) tout en limitant le rayonnement thermique (W), sans répondre nécessairement au même critère d’isolation thermique qu’un classement EI.
Le niveau de performance à retenir ne se choisit toutefois pas arbitrairement. Il dépend des exigences de sécurité incendie applicables au bâtiment, à sa configuration et à l’emplacement de la cloison. Une performance supérieure n’est donc pas systématiquement nécessaire : la solution mise en œuvre doit avant tout répondre au niveau de résistance au feu requis pour le projet.
Dans quels espaces de bureaux installer une cloison vitrée coupe-feu ?
Une cloison vitrée coupe-feu peut être intégrée à différents endroits d’un projet d’aménagement. Son implantation dépend toutefois des exigences de sécurité incendie du bâtiment : elle répond d’abord à un besoin de compartimentage ou de séparation identifié dans le projet, auquel vient s’ajouter la volonté de conserver transparence et lumière.
Circulations et compartimentage
Les circulations constituent l’un des usages possibles des cloisons coupe-feu vitrées. Elles permettent de créer les séparations nécessaires entre différents espaces tout en évitant de fermer visuellement les cheminements. La transparence facilite ainsi la lecture des volumes et préserve les perspectives dans les bureaux.
Salles de réunion et espaces de travail
Lorsque la configuration du projet impose une séparation présentant une résistance au feu, le vitrage permet de conserver une continuité visuelle entre une salle de réunion, un espace de travail et les zones environnantes. Cette solution s’intègre particulièrement bien aux projets où la lumière naturelle et la transparence occupent une place importante dans la conception.
Espaces d’accueil et zones communes
Dans les espaces d’accueil ou les zones communes, les contraintes réglementaires doivent également être conciliées avec l’identité architecturale du lieu. Une cloison coupe-feu vitrée peut alors permettre d’intégrer le compartimentage à l’aménagement sans créer une rupture visuelle trop importante.
Zones techniques et espaces soumis à des contraintes spécifiques
Enfin, certaines zones techniques ou certains locaux peuvent nécessiter une séparation présentant une performance particulière de résistance au feu. Le recours à une solution vitrée peut être envisagé lorsque la visibilité doit être maintenue, sous réserve qu’elle réponde aux exigences applicables à la configuration concernée.
Le choix et l’emplacement de ces équipements doivent donc être pensés dans le cadre global du projet d’aménagement de bureaux, et non comme une solution standard à appliquer systématiquement.
Comment choisir une cloison coupe-feu vitrée ?
Le choix d’une cloison coupe-feu vitrée ne repose pas uniquement sur son aspect esthétique. La solution doit avant tout répondre aux exigences de sécurité incendie du projet, tout en étant compatible avec la configuration des espaces et les objectifs architecturaux.
Déterminer la performance de résistance au feu requise
Le premier critère est le niveau de résistance au feu demandé : EI30, EI60 ou autre classement selon la situation. Comme évoqué précédemment, il ne s’agit pas de rechercher systématiquement la performance la plus élevée, mais de mettre en œuvre une solution conforme aux exigences applicables à l’emplacement concerné.
Tenir compte de la configuration de la cloison
Dimensions, hauteur, largeur des vitrages, type de profils ou encore configuration des angles peuvent influencer le choix du système. Il est essentiel de vérifier que la solution retenue correspond à une configuration couverte par ses performances et ses justificatifs techniques.
Anticiper l’intégration des portes
Lorsqu’une porte est intégrée à la cloison, elle fait partie intégrante de la réflexion. Son niveau de performance, son système d’ouverture, ses dimensions et son usage doivent être compatibles avec les exigences du projet et avec l’ensemble vitré dans lequel elle s’insère.
Intégrer les autres contraintes du projet
La résistance au feu n’est pas nécessairement le seul critère à prendre en compte. Selon les bureaux concernés, le projet peut également comporter des exigences acoustiques, architecturales ou fonctionnelles. La finesse des profils, le niveau d’isolation acoustique recherché ou encore la fréquence de passage peuvent ainsi orienter le choix.
Enfin, la qualité de la mise en œuvre est essentielle : les performances attendues concernent un système complet et une configuration donnée. Le choix des composants comme leur installation doivent donc respecter les prescriptions associées à la solution retenue.
Cette approche permet d’intégrer la cloison vitrée coupe-feu à la conception globale des bureaux, plutôt que de la traiter comme un simple élément ajouté en fin de projet.
Exemple de solution : les systèmes vitrés LUNAX d’Eribel
Le choix d’une telle solution ne repose toutefois pas uniquement sur son esthétique. Il doit être effectué en fonction de la performance de résistance au feu requise, de la configuration de l’ensemble vitré, du type de porte et des contraintes propres au projet.
Chez Synergy Travaux, le choix du système intervient donc dans une réflexion plus globale : l’objectif est de trouver une solution technique conforme aux exigences du projet tout en respectant le parti pris architectural des bureaux.
Pour en savoir plus sur les caractéristiques et configurations disponibles, les documentations techniques du fabricant permettent de vérifier les performances propres à chaque système.
Quel budget prévoir pour une cloison coupe-feu vitrée ?
Le coût d’une cloison coupe-feu vitrée peut être supérieur à celui d’un cloisonnement vitré standard. Cette différence s’explique notamment par la technicité des vitrages et des systèmes utilisés, les performances de résistance au feu attendues ainsi que les exigences liées à leur mise en œuvre.
Il est toutefois difficile de donner un prix au m² pertinent sans connaître précisément le projet. Le budget dépend de plusieurs paramètres : niveau de résistance au feu requis, dimensions de la cloison, type de vitrage, profils et finitions, présence de portes, configuration des espaces et contraintes de pose.
Les conditions du chantier peuvent également avoir un impact. Une intervention dans des bureaux occupés, un accès complexe ou une configuration nécessitant des éléments sur mesure ne présente pas les mêmes contraintes qu’une installation standard.
Le budget doit donc être étudié à partir des besoins réels du projet et de la solution technique retenue. L’objectif n’est pas de choisir systématiquement le système offrant la performance la plus élevée, mais celui qui répond aux exigences réglementaires et architecturales identifiées pour l’espace concerné.
Intégrer les cloisons coupe-feu vitrées dans un projet d’aménagement de bureaux
Une cloison coupe-feu vitrée ne doit pas être envisagée comme un élément isolé. Son choix s’inscrit dans une réflexion plus globale qui prend en compte la sécurité incendie, les circulations, l’organisation des espaces, l’acoustique et les partis pris architecturaux du projet.
L’anticipation est particulièrement importante. Identifier suffisamment tôt les zones nécessitant un compartimentage permet d’intégrer les contraintes techniques dès la conception et de choisir des solutions compatibles avec les performances attendues, sans remettre en cause l’aménagement une fois le chantier engagé.
Chez Synergy Travaux, ces sujets sont étudiés dans le cadre global du projet d’aménagement de bureaux. L’objectif est de coordonner les différents enjeux techniques et architecturaux afin que les solutions retenues répondent aux contraintes du bâtiment tout en restant cohérentes avec l’usage et l’esthétique des espaces.
Pour approfondir les autres exigences à prendre en compte, consultez également notre article consacré aux normes, au confort et à la sécurité dans l’aménagement des bureaux.
Bien choisir sa cloison coupe-feu vitrée pour concilier sécurité et esthétique
La cloison coupe-feu vitrée permet de répondre à des exigences de sécurité incendie tout en préservant la transparence et la lumière recherchées dans les espaces de travail. Son choix doit cependant être adapté à chaque projet : niveau de résistance au feu, configuration des espaces, présence de portes, contraintes de pose et parti pris architectural sont autant de paramètres à prendre en compte.
L’enjeu est donc moins de rechercher la solution la plus performante que de choisir le système adapté aux exigences précises du bâtiment et à son usage, puis de l’intégrer correctement à la conception d’ensemble.
Vous avez un projet de rénovation ou de réaménagement de bureaux intégrant ce type de contraintes techniques ? Synergy Travaux vous accompagne de la conception à la réalisation des travaux, en coordonnant les enjeux réglementaires, techniques et architecturaux du projet.





